Saint Louis
sa vie, son règne, sa sainteté

SOMMAIRE
1) Les sources historiques sur Louis IX et leur statut
2) La régence de sa mère Blanche de Castille
a) La période de la régence de la Reine
b) Son influence sur le roi jusqu'en 1252
3) La personnalité du Roi
a) La personnalité intime de Louis IX
b) le choix de ses conseillers
c) Quelques anecdotes
4) Les croisades de Saint Louis
a) Première croisade (1248 – 1254)
b) Seconde et dernière croisade (1267 – 1270)
5) Louis IX rendant justice
a) La lutte contre les abus administratifs et contre les hérésies
b) L'arbitrage des conflits nationaux et internationaux
6) La vie intellectuelle, CULTURELLE ET CULTUELLE sous son règne
Louis IX de France, plus connu sous le nom de Saint Louis, est né le 25 avril 1214 à Poissy, et mort le 25 août 1270 à Tunis. Il fut roi de France de 1226 à 1270, neuvième de la dynastie des Capétiens directs.
Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier les 44 années de règne de saint Louis et sa personnalité: on le considère - à juste titre ? – comme l'apogée de la civilisation Française au moyen âge, l'apogée du système féodal, le rayon de soleil qui éclaire l'histoire de France, le "temps du bonheur". Il est vrai qu'en cette époque où l'autorité se concentrait dans les mains des cardinaux, à Rome, où l'empire Chrétien tentait d'étendre ses frontières matérielles et spirituelles dans les pays d'Orient au moyen des croisades, en ce temps où les cathédrales gothiques se construisaient, où la vie intellectuelle bouillonnait dans les Universités, où les institutions royales se perfectionnaient, saint Louis ne fut pas qu'un élément du décors, mais un souverain de premier plan. Depuis sa prise de pouvoir en 1226, jusqu'à sa mort en 1270, toute sa vie de souverain n'a été qu'une longue tentative de synthétiser justement les nombreux éléments cardinaux qui composaient l'Europe Chrétienne du XIIIème siècle : le pouvoir quasi-absolu de l'Eglise Romaine, les nécessités de l'ordre social féodal, les luttes contre l'abus administratif, contre les remous internationaux et contre les hérésies, tout cela à co-ordonner avec les valeurs Chrétiennes qui l'animait et qui le poussait à se croiser pour sa foi. Car aucun souverain n'a peut-être été aussi conscient du droit divin, fondement de la royauté, que saint Louis. De la réussite de cette articulation entre la sphère temporelle et la sphère spirituelle va dépendre l'ordre du royaume et sa sainteté ; gageons qu'elle fut réussie, au moins en partie. Le tout est de savoir si la relation entre saint Louis et son royaume, considéré comme le sommet de la civilisation française au moyen âge, n'est qu'une relation de coïncidence ou si cette belle période est due en partie à ce grand roi.
1) Les sources historiques
Les nombreuses sources historiques que l'on possède sur Louis IX ont pratiquement toutes un caractère laudatif qui les rendent d'emblée suspectes aux yeux de l'historien contemporain : toutes insistent sur la personnalité exceptionnelle du Roi, sur les miracles qui l'ont entouré, sur sa sagesse et sa justice, etc… La première source de renseignement aurait pu être les actes du procès de canonisation de 1297, malheureusement pour la plupart disparus, notamment les témoignages du Franciscain Guillaume de Saint-Pathus, confesseur de l'épouse et de la fille de Louis IX. La source de renseignement la plus fournie sur la vie de saint Louis reste le récit de sa vie dans les grandes Chroniques de France, rédigée en français à l'abbaye de Saint-Denis sur ordre du roi même. On nous rapporte également de nombreuses Vies de Saint Louis, écrites par divers proches du roi, notamment des chevaliers qui l'on accompagnés durant les croisades[1] ou de certains des frères mendiants qui composaient son entourage. Notons que le mythe du bon roi saint Louis s'est surtout développé au XIVème siècle. Nous possédons aussi l'intéressant texte des Enseignements de saint Louis à son Fils.
Des historiens contemporains avancent diverses hypothèses nouvelles concernant le règne de saint Louis. Eugène Viollet-le-Duc par exemple, avance l'hypothèse qu'il était un homme politique rusé qui a su habilement se servir de la religion pour consolider son pouvoir et agrandir son royaume[2], le soupçonnant presque de Machiavélisme.
2) La régence de sa mère Blanche de Castille
a) La période de la régence de la Reine
Né le 25 avril 1214, Louis n'a que 12 ans lorsque son père Louis VIII meurt, après un règne relativement court, mais qui brilla par des victoires contre les hérétiques Cathares. C'est alors sa mère, Blanche de Castille, qui assure la régence. Mère des 13 enfants de Louis VIII, dont Louis IX est le 3ème, elle apparaît comme une femme énergique qui prend tout de suite en main le royaume, afin de gérer les remous internes générés par les nobles mécontents de leur situation, et soutenus par Henri III d'Angleterre[3]. Cela va mener au premier traité de Paris, en 1229, qui permet au royaume de récupérer les terres méridionales de l'Albigeois, aux prises avec l'hérésie Cathare. Durant sa régence, Blanche associe le plus possible le jeune prince à ses démarches politiques afin de l'initier à la conduite du royaume[4], assurant une éducation politique à son jeune fils jusqu'à sa majorité.
b) Son influence et son rôle sur le roi jusqu'en 1252
A la majorité[5] du jeune Louis IX, en 1235, Blanche lui donne la fille du Comte de Provence en mariage. Louis a alors 21 ans et Marguerite, sa femme, 12 ans. C'est un mariage principalement politique, mais le couple apparaît très uni et donnera onze enfants[6]. La mère de Louis aura toujours une grande influence politique sur le Roi et sera toujours son premier et indéfectible soutien. Elle assurera le gouvernement du royaume lors de la première croisade de son fils, en 1248, et forcera le retour du Roi lorsqu'en novembre 1252, elle meurt.
Blanche de Castille a grandement influencé saint Louis, contribuant à former sa personnalité forte, complexe et extrêmement pieuse.
3) La personnalité du Roi
a) La personnalité intime de Louis IX
Sur les gravures le représentant, Louis apparaît blond, grand, maigre, mais sérieux et juste[7]. Mais sa vie intime et sa personnalité semble dénoter la présence d'une âme impérieuse, pouvant être moqueuse et colérique, ou plaisante et sympathique, mais le trait le plus surprenant (pour un roi) qui ressort, est sa tendance ascétique et la sobriété qu'il imposait tout autour de lui[8], sûrement dû à sa vie spirituelle très intense, qui semblait régir toutes les facettes de sa vie, étant à la source de toutes ses impulsions et de toutes ses réformes, de toutes ses orientations politiques et judicaires. Les Grandes chroniques de France rapportent : "Il se lève toutes les nuits pour chanter matines et se fait donner la discipline tous les vendredis en mémoire de la flagellation. Est entouré de confesseurs et est très assidu à ce sacrement. Il respecte scrupuleusement les jeûnes et les abstinences prescrites par l'Eglise en sus de ceux qu'il s'impose lui-même par pénitence". Il est souvent décrit ou représenté rendant justice ou faisant aumône aux pauvres du royaume. C'est surtout cette foi intense et prégnante qui est retenue de saint Louis par l'historien lorsqu'il se penche sur les sources primaires, notamment celles des Grandes chroniques de France.
b) Le choix de ses conseillers
Il s'entoure de religieux des tout nouveaux ordres des frères mendiants (les dominicains et les franciscains), qui vont êtres ses conseillers favoris, comme le dominicain Vincent de Beauvais ou le franciscain Eudes Rigaud. Ses autres conseillers se composent de Robert de Sorbon, fondateur de la Sorbonne et ami du très grand saint Thomas d'Aquin, ainsi que de juristes tel Pierre de Fontaines[9]. Le roi reste cependant l'unique détenteur du pouvoir et il ne délègue que rarement son autorité, préférant demander conseil à une équipe composée par lui-même[10].
d) Quelques anecdotes
En raison de sa sainteté et de la légende qui entoure le règne et la personnalité de saint Louis, de nombreuses anecdotes nous sont parvenues. Il peut être intéressant d'en rapporter quelques une, afin de comprendre vraiment quelle était la mentalité des hommes sous le règne de saint Louis, permettant en quelque sorte une contextualisation psychologique.
On rapporte qu'il ne répugnait pas à toucher les lépreux, et qu'il était extrêmement charitable et ce, dès sa jeunesse : le jeune saint Louis distribuait des écus aux pauvres à l'insu de ses responsables, se morfondait constamment de ne pouvoir donner plus à ses sujets[11]. On raconte aussi que lors de sa capture par les musulmans le 8 janvier 1250, il gagne leur admiration par sa droiture inébranlable et jouit parmi eux d'un prestige considérable[12]. Sa mort, devant les murs de Tunis, fut considérée comme un martyr ; en effet, en cette époque, partir en croisade pour la foi, c'était la chance de pouvoir mourir en martyr.
Ce fondement confessionnel et eschatologique des croisades n'a pas échappé à saint Louis. C'est pourquoi il participera pleinement aux croisades.
4) Les croisades de Saint Louis
a) Première croisade (1248 – 1254)
Deux événements de l'année 1244 sont déterminants pour la décision de partir en croisade de saint Louis : les croisés perdent Jérusalem et saint Louis, malade du paludisme, est guéri, selon lui, par l'intervention divine et décide désormais de se consacrer à la reconquête des territoires infidèles. Le Pape Innocent IV réitère l'appel aux armes. L'entreprise considérable demande 3 ans de préparatifs coûteux, notamment diplomatiques : réinstaurer la paix interne avec les nobles français et externe avec le royaume d'Angleterre. Saint Louis réussit à rassembler une armée d'environ 3000 chevaliers à Aigues-Mortes, fortification maritime qu'il a créée pour l'occasion, et fait voile vers l'Egypte[13], principale puissance musulmane. Saint Louis laisse le royaume à sa mère, Blanche. Cette croisade se solde par un échec, après la victorieuse prise de Damiette : la troupe subit une défaite cuisante lors de sa marche vers le Caire. C'est là que Louis est capturé en 1250 ; ses ravisseurs demandent une forte rançon de 400 000 besants d'or, et la restitution de Damiette. Après sa libération, il reste en Terre sainte (suivant les conseils de Jean de Joinville) pour fortifier les positions occidentales. Mais la mort de sa mère l'oblige à retourner en France en avril 1254. Louis restera très marqué par cet échec, qu'il considère comme étant un signe de Dieu Lui-même, et le reste de son règne deviendra une sorte de mise en question de lui et de son royaume.
b) Seconde et dernière croisade (1267 – 1270)
Saint Louis se croise à la fin de son règne, en 1267, et part vers la Tunisie afin de convertir, semble-t-il, le sultan et de s'allier avec lui. Mais le roi meurt du typhus ou de la peste[14] le 25 août 1270, en faisant le siège de Tunis. L'expédition semblait mal préparée et trop hâtive. Depuis cet épisode, les croisades royales perdent de leur prestige dans la population, étant trop coûteuses pour le peuple et peu fructueuses.
L'épisode des croisades a contribué à mettre en doute la sainteté et l'intégrité de saint Louis aux yeux de nombreux historiens modernes[15]. C'est peut-être un anachronisme que de critiquer les croisades de nos yeux de contemporains. Toujours est-il que Louis IX ne fut pas qu'un croisé malheureux : son règne est particulièrement resplendissant dans sa politique soucieuse de la paix interne et externe au royaume, et surtout dans son exigence de justice.
5) Louis IX rendant justice
a) La lutte contre les abus administratifs et contre les hérésies
Saint Louis a clairement fait sien le dicton moyenâgeux selon lequel tout sujet peut recourir à la justice du roi. Dans un contexte administratif très lié aux privilèges locaux, sa lutte contre les abus administratifs internes au royaume prend une grande ampleur dans sa politique. Dès 1247, avant de partir en croisade, Louis délègue une importante mission aux frères mendiants : celle de répertorier tous les abus des baillis, des prévôts et autres collecteurs d'impôts envers la population. Lors de son retour de croisade en 1254, et après conclusion du rapport, Louis se lance une grande entreprise afin de rendre justice à tous les niveaux. On retrouvera cette même préoccupation pacifique dans les relations internationales. En 1254, un décret interdit aux sénéchaux et aux baillis de décider seuls de l'administration de leur province : ils doivent avoir recourt à des assesseurs. Il rassemble autour de lui de nombreux juristes, notamment Pierre de Fontaines, Eudes de Lorris et Gui de Foulquoy. Le roi, nous dit Claude Gauvard, dans la France au moyen âge, "conçoit son rôle à la fois comme celui d'un juge et comme celui d'un arbitre". Ainsi, les principales mesures, prises à partir de 1258, consistent en restrictions du pouvoir des administrants sur les administrés, en réglementation des guerres privées qui gênent le travail de la terre[16], en promulguant le serment[17], en réglementant les procès et en condamnant les duels judiciaires, en vogue depuis l'époque des Francs, en interdisant le port d'arme à tous sans exception. Puis il réglemente la prostitution, créé deux ordonnances monétaires en 1263 et 1265, afin de régler les flux monétaires et fonde une commission monétaire chargée de vérifier les comptes du royaume, c'est à dire les première bases de ce qui va devenir plus tard la cour des comptes. La justice commence à prendre une nouvelle tournure durant le règne de saint Louis.
Les hérétiques Cathares sont systématiquement poursuivis. Quand aux Juifs, saint Louis les bannis du royaume s'ils ne se convertissaient pas au catholicisme (décret de 1252, annulé peu après en échange d'un versement au trésor royal). Il avait condamné quelques années auparavant le Talmud, livre saint des Juifs, allant même jusqu'à brûler des exemplaires à Paris[18]. En 1269, en application d'une recommandation du IVe concile du Latran de 1215, les Juifs doivent êtres distingués de la population avec des habits distinctifs[19].
c) L'arbitrage des conflits nationaux et internationaux
Dès l'année 1242, Louis se retrouve en guerre contre le roi d'Angleterre Henri III, par l'intermédiaire de différents barons locaux infidèles à la couronne. L'ayant vaincu, après deux grandes victoires, celle de Saintes et celle de Taillebourg, il lui propose une paix si généreuse qu'il règle tout litige et pose les bases d'une paix durable, malgré le semblant désavantageux de cette paix pour Louis IX, qui a eu besoin de s'en justifier[20]. Louis accorde la Guyenne, les fiefs de Limoges, de Cahors et de Périgueux plus l'Agenais et la Saintonge si Alphonse de Poitiers meurt sans descendance au roi d'Angleterre, mais également une forte somme d'argent pour entretenir une garnison. Henri III rend la Normandie, l'Anjou, la Touraine, le Maine et le Poitou. Il reste de plus en lige envers le roi de France pour tous les territoires qu'il a conservé sur le continent. Le traité de Paris de 1259 pose de nombreux problèmes aux historiens (voir la note 20). Mais cette attitude lui vaut de jouir d'un grand prestige dans toute l'Europe : on le prend désormais comme arbitre des conflits internationaux, ce qui fait beaucoup pour promouvoir la langue française et le modèle de culture dans toute l'Europe.
Les problèmes internes furent également réglés dès 1258 avec le traité de Corbeil, où saint Louis concède le Roussillon et la Catalogne au roi d'Aragon, en contrepartie du fait que ce dernier cède certaines régions du comté de Toulouse. Louis en profitera pour marier son fils aîné (le futur Philippe III, appelé le Hardi, qui règnera de 1270 à 1285) à la fille du roi d'Aragon, Isabelle d'Aragon.
Louis IX ne brille pas seulement pour son exigence de justice et de paix, mais aussi pour sa grande faveur envers les activités intellectuelles, culturelles et cultuelles, qu'il n'a jamais cessé de promouvoir de multiples façons.
6) La vie intellectuelle, cultuelle et culturelle sous son règne
Rarement Paris n'aura été aussi bouillonnant au niveau intellectuel que sous le règne de saint Louis[21]. Les deux nouveaux ordres mendiants, les Franciscains et les Dominicains, se retrouvent à Paris dans les universités, et le développement de la vie intellectuelle se fondera en grande partie sur ces clercs, notamment en la personne de deux grands saints, docteurs de l'Eglise, saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin, qui vont amener la pensée Chrétienne à un de ses points de développement les plus considérables. La vie intellectuelle parisienne consistait, bien sûr, en grande partie de théologie, mais demandait de suivre le programme d'étude trivium quadrivium, qui promulguait l'enseignements des beaux-arts (les 7 arts libéraux: trivium: grammaire, rhétorique, dialectique et quadrivium: arithmétique, géométrie, astronomie, musique). De grandes disputes (diputatio) théologiques rassemblaient des milliers de personnes de toutes conditions venus pour écouter les grands maîtres disputer, les théologiens commençaient à s'ouvrir à la grande vague aristotélicienne qui déferlait sur l'Europe à partir des traductions de l'Arabe par les moines de Cordoue. On retrouve ici notamment saint Thomas d'Aquin, qui a assimilé avec une clarté sans égal les thèses aristotéliciennes avec la foi Chrétienne, opérant ce qui est encore considéré comme la plus grande synthèse de la foi et de la raison de toute l'histoire de la pensée. Paris vivait en fait, sous le règne de saint Louis, sa passionnante et énergique période scolastique.22
Quand à l'aspect cultuel, il ne manquait pas non plus sous son règne. Saint Louis fit édifier la Sainte chapelle, sur les plans de Pierre de Montreuil, afin d'y abriter des reliques d'une extrême importance : la sainte couronne d'épines et un morceau de la sainte Croix. La chapelle, monument d'art gothique, s'édifia en un temps record, entre 1242 et 1248. Pendant ce temps, sur la même île de la Cité, se construisait encore la cathédrale Notre-Dame-de-Paris (construite entre 1163 et 1345).
En cette période de troubles régionaux entre barons et autres privilégiés locaux, où les abus envers les administrés étaient monnaie courante, saint Louis a su faire le premier pas vers l'unification de la France, vers sa constitution en un état souverain au niveau économique, politique, judiciaire et cultuel.
L'Eglise consacre le prestige de ce grand monarque en le canonisant dès 1297, par le pape Boniface VIII. Sa recherche constante de la paix et de la concorde au sein de l'Europe a fait de lui le rex pacificus (roi pacifique) et le primus inter pares (le premier parmi ses pairs). Son règne coïncide avec l'épanouissement intellectuel de la France au travers de l'Université de Paris, avec l'ouverture économique de l'Europe au travers des foires de Champagne, avec le souci de rendre justice au peuple, avec les réformes judiciaires, avec le soucis d'éviter des guerres entre seigneurs locaux. Enfin, saint Louis, avec sa personnalité hors du commun pour un roi, sa vie ascétique, sa charité et sa piété, son respect de l'Eglise, des ordres religieux et de la vie intellectuelle, n'est peut-être pas le roi du siècle d'or de la France par hasard
[1] Par exemple le récit du chevalier Joinville
[2] Jean-Paul Midant, Au Moyen Âge avec Viollet-le-Duc, ed. L'Aventurine, coll. Parangon, Paris, 2001
[3] Dictionnaire Mourre, article Louis IX
[4] Revue Historia, mai 2007, p. 44
[5] La majorité était fixée à 21 ans.
[6] La France au moyen âge, Claude Gauvard, PUF, 1996, p. 287
[7] Notamment sur le portrait : "Saint Louis rendant justice sous un chêne de Vincennes" d'Epinal.
[8] La France au moyen âge, Claude Gauvard, PUF, 1996, p. 286
[9] La France au moyen âge, Claude Gauvard, PUF, 1996, p. 285 - 286
[10] Revue Historia, mai 2007, p. 46
[11] Jacques Le Goff, Saint Louis, Gallimard, 1996
[12] Fiches historiques pour les jeunes, éditions Larousse, 1980, fiche saint Louis.
[13] La France au moyen âge, Claude Gauvard, PUF, 1996, p. 288
[14] Les sources historiques ne s'accordent pas sur ce point.
[15] On peut notamment citer l'architecte Viollet-le-Duc, entre 1814 et 1879.
[16] Notamment à travers "la quarantaine du roi", qui impose un délai de 40 jours de réflexion et de négociations de 40 jours à des ennemis réciproques sous peine de mort.
[17] Ce serment est pris dans l'asseurement, c'est à dire le serment de ne pas attaquer un ennemi sous peine de poursuites judiciaires.
[18] Sur les rapports entre les Juifs et Louis IX, voir Roger Peyrefitte, Les Juifs.
[19] Encyclopédia Universalis, article sur les Juifs français.
[20] Voir les clauses de la paix de Lorris, en 1243 et surtout le traité de Paris de 1259, qui ont posés de nombreux problèmes à ses contemporains et même aux historiens modernes pour savoir ce que comptait faire Louis, certains considérants que l'hommage lige porte en lui les germes de la guerre de cent ans.
[21] Deux études remarquables sur ce sujet, qui montrent bien cette profusion intellectuelle ; nous nous sommes appuyés sur ces sources : 1) le temps des cathédrales de Georges Duby et 2) Introduction à l'étude de saint Thomas d'Aquin par M-D Chenu, O. P.