NOTRE PERSPECTIVE NÉO-THOMISTE DANS SA GENÈSE
Même si Maritain, dans une lettre à E. Gilson (Lettre de J. Maritain à É. Gilson du 22 octobre 1949) se plaint du relatif échec du renouveau thomiste en France, nous avons tout lieu d'aller à l'encontre de la remarque de celui qui est pourtant un de nos maitres. Le thomisme (ou plutôt néo-thomisme en tant que "renouveau") a et a toujours de belles heures devant lui. Même si le thomisme est aujourd'hui dans un certain isolement institutionel.
Nous nous inscrivons d'emblée dans l''impressionant florilège métaphysique des années 1950-1960 où une importante communauté de penseurs thomistes éclairaient magistralement le débat philosophique de son temps. Nous pensons ici, entre autre, à certain des plus grands, auquel nous rendons hommage :
- Étienne Gilson
- Jacques Maritain
- J. de Finance
- A. Forest
- L-B Geiger
- M. Paissac
- M-D Philippe
-B. Montages
- J-H Nicolas
- P-C Courtes
- Guérard des Lauriers
- A-D Sertillanges
- P. Garrigou-Lagrange
-Cardinal Mercier
- ...
Ce sont ces penseurs qui nous ont fait découvrir la traditionnalité, l'originalité et la puissance de la pensée thomiste. En cela nous leur devons beaucoup et leur travail a réussi : faire naître en leurs descendants intellectuels l'HABITUS THOMISTE.
" Qu'avons-nous de mieux à faire, maintenant que l'hiver s'est installé, que de receuillir cet héritage pour permettre, quand le temps sera venu, de nouvelles moissons ?"
R. P. Serge-Thomas BOBINO, o. p.