LA COMMUNICATION

 

" Un mot n'a pas de sens qui lui soit donné par une puissance indépendante de nous.
Un mot n'a de sens que parce que quelqu'un lui a donné"
L. Wittgenstein

 

- nécessité d'une analyse sémantico-pragmatique du langage

- importance des références extra-liguistiques

- analyser l'interdefinissabilité commun / communication

 

"L'objet" discours

Les 5 étapes de fabrication d'un discours [Rhétorique d'Aristote] :

1- invention (choix du sujet, du ton, des types d'argument, ….)

2- Narration (disposition du discours, peroraison, …)

3- Locution (choix et place des mots)

4- Addiction du discours (prononciation)

5- mémorisation (afin de donner l'impression d'improviser).

Le discours est donc vu comme une séquence de phrases qui possède une organisation interne et qui doit atteindre un objectif par l'utilisation du langage ; cet objectif étant la persuation.

CO-TEXTE : ensemble des circonstances dans lesquelles s'énonce le discours.

 

Le statut linguistique du discours (Benveniste)

Benveniste place l'analyse du discours dans le cadre d'une analyse d'un acte (c'est à dire d'un événement qui a une fin), et qui est allocutif (s'adresse à quelqu'un).

C'est la question de la SIGNIFIANCE.

® signifiance sémiotique (signe linguistique)

® signifiance sémantique (discursif, phrase considéré comme unité de discours). Cette signifiance sémantique permet de comprendre que les mots n'ont une signification que dans un contexte (la phrase).

 

Les degrés de signifiance

1° Signification sommaire (étude de la forme du discours, du co-texte et des relations internes)

2° Relations externes. (contexte de référence)

3° Activation : prise en compte des données para-liguistiques (histoire communicationnelle, attentes, sous-entendus, …)

4° Interraction et communicabilité. (ensemble des actions intentionnelles au cour de la communication).

 

Les quatre grandes déterminations du contexte (Wittgenstein)

- Contexte circonstanciel (donner du sens par l'usage)

- Contexte situationnel (cadre du discours : famille, religion, etc…)

- Contexte interactionnel (perfomativité)

- Contexte pré-suppositionnel (pré-jugés, histoire communicationnelle,…)

 

Les actes de langage (Austin)

1° acte locutoire (prononciation organisé)

2° acte d'illocution (acte supplémentaire de dire dans l'acte même)

3° acte perlocutoire (acte produit par l'énoncé : dire c'est faire).


Les 5 actes illocutoires (Austin)

- verdictif : prononcer un jugement

- exercitif : formuler une décision

- commissifs : s'engager à une action

- exposifs : poser une conception (objecter, …)

- comportementaux : réaction (féliciter, etc…)


Les 5 actes (Searle)

1° Assertifs (description) : ajustement du monde aux mots

2° Directifs ( engager l'auditeur à une action)

3° Promissifs (s'engager soi-même)

4° Expressifs (acte psychologique)

5° Déclaratifs

 

Les concepts de communicativité et communicabilité (Francis Jacques)

- La COMMUNICATIVITÉ est l'aptitude d'une entité à être transmise en tant qu'elle est univoque ou déjà instauré.

- La COMMUNICABILITÉ est l'aptitude à instaurer un sens par l'echange en commun. Elle permet une innovation sémantique par l'intersubjectivité.

- Le SCHÉMA DIALOGIQUE est un schéma évolué par rapport à celui de Jakobson, qui permet le croisement des champs de discussion et la possiblité de rétro-action avec un référent commun.

- INTERSUBJECTIVITÉ (sensus communis de Kant) / INTERLOCUTION (créer du sens en commun dans la co-construction et dans l'usage).