APERCU DE LA MODERNITÉ POLITIQUE

 

 

Les notions essentielles

 

1) L'ÉGALITÉ.

Les valeurs ne se réfèrent plus à un ordre ontologique ou hierarchique, mais elles se "dispersent" vers toutes les strates de la société

 

2) L'INDIVIDUALISME

Les sociétés sont passés du holisme (le tout avant la partie) à l'individualisme, qui est devenu un fait et une valeur. L'individualisme, c'est affirmer le primat ontologique de l'individu.

 

3) LE LIBÉRALISME

Qui consiste tout d'abord la neutralité et l'impartialité de l'état dans les affaires privés, culturelles, confessionnel et dorénavant économique.

 

4) LE FAIT DU PLURALISME

Le pluralisme axiologique des sociétés est le fait même de la modernité. Il y a une perte définitive d'un critère unique de comparaison des valeurs. Il n'y a plus d'appartenance commune mais une pluralité de communautés.

 

SOCIÉTÉ TRADITIONELLE

SOCIÉTÉ MODERNE

Holisme

individualisme

Richesse immobilière

Richesse mobilière

inégalitarisme

égalitarisme

 

Le contexte démocratique

La démocratie est l'élément fondamental de la modernité politique dans les pays dévelloppé. Elle devient même un moyen de justification pour les gouvernements.

Pourquoi la démocratie peut-elle prétendre à une certaine forme d'universalité ? (c'est à dire en quoi elle peut prétendre s'imposer partout ?)

Plusieurs éléments de réponse :

- gouvernement populaire

- gouvernement donc juste et de droit avec le peuple

- permet d'instaurer un dispositif qui permet de renverser le pouvoir lorsqu'il failli à ses engagements (ceci est basé sur le faillibilisme de l'état de l'espistemologue K. Popper)

- limite l'ingérence de l'état

- permet une certaine égalité politique de fait (par le suffrage universel)

- engage les droits de l'homme

- la citoyenneté

- le droit à l'apathie politique (droit de ne pas s'intéresser à la politique).

 

Remarques sur la démocratie :

- La propriété de soir et de son corps est respecté et protégé contre l'ingérence de l'état.

- L'égalité démocratique permet (en théorie) de promouvoir et de réaliser le bien commun choisit par le peuple. De facto, la démocratie tente plus d'éviter le vice que de promouvoir la vertu.

- Le juste procédural de la démocratie créé sa propre normativité mais en même temps un certain "vide moral à l'intérieur de la démocratie" (C. Lefort).


Les différentes conceptions politiques contemporaines

 

LE LIBERALISME DÉONTOLOGIQUE
(John Rawls)

Repose sur la distinction droit/fait et sur la distinction morale/éthique de Kant.

- La justice comme procédure

- La possibilité de poursuivre un évantail de vies choisies

- Dimension "moralisante" de la sphère politique

- Concepts de voile d'ignorance et de position originelle qui "désincarnent l'homme"

- Certaine indifférence mutuelle.

- La liberté comme a-priori a-politique inviolable

 

LES "ULTRAS-LIBÉRAUX"
(Nozick, Hayek,…)
Les individus doivent pouvoir faire le plus possible ce qu'ils veulent. L'état ne doit d'aucune façon intervenir (du moins le moins possible).
Ne pas scinder l'individu en deux tel que le fait le libéralisme déontologique.

 

MARXISTES
Tenir compte de l'historicité et de ses lois.

 

La critique communautarienne du libéralisme

Le communautarisme conservateur (Herder, Vico, …)
La compréhension humaine est sociale. Il faut valoriser l'identité des cultures et mélanger le moins possible les différentes cultures. Respecter l'autorité naturelle et se centrer autour d'une valeur unique (par ex. l'Église dans les sociétés Chrétiennes).

Le communautarisme libéral (Kymlicka, Taylors, …)
Respecter le multiculturalisme mais tenter de l'articuler en trouvant une gamme de valeurs partagées et chercher la valeur de l'autonomie dans la culture. Chercher ainsi des cultures sociétales (Kymlicka) qui sont des modes de vie porteur de sens : certains styles de vie sont objectivement meilleurs que d'autres. Il faut les proumouvoirs (Taylor).
Le justice communautarienne cherche ainsi à formuler une normativité de la communauté dans la communauté. Il faut ainsi repenser l'incarnation culturelle et identitaire des individus.
Repenser la notion d'appartenance comme une imbrication complexe d'éléments divers et communs (non individuel comme chez Rawls).

+ la question des problèmes méta-éthique (Collingwood).