Fiche synthétique sur Descartes
Monde mathématique ; La réalité est essentiellement intelligible ; dérive d'éléments simples, universels, absolus, combinés dans le réel ® reconnus par la raison.
IDÉES EVIDENTES et innées (innéisme cartésien):
- pensée ® âme - étendue ® matière - perfection ® Dieu
La vie physique est un phénomène mécanique
METHODE CARTESIENNE (déduction) : ® intuition, déduction, induction
1- évidence : clair et disctincte
2- règle de l'analyse : diviser ; composé ® simple
3- synthèse du simple au composé ; évident ® obscur
4- dénombrements
· La recherche d'une méthode universelle
Þ découverte d'une méthode pour consuire par ordre ses pensées.
la géométrie démontre la méthode : fruit de la méthode et non la méthode elle-même
distinction depuis Aristote :
- mathématiques pures (nombre et grandeur)
- mathématiques appliquées (astronomie, musique, optique, etc…)
® expression des lois mathématiques de la nature (avant, comme Kepler ou Galilée)
Þ idée d'une mathématique universelle : ordre et mesure
- ordre : selon lequel la connaissance d'un terme suit nécessairement celle d'un autre
- mesure : selon laquelle les objets sont rapportés l'un l'autre par une même unité.
Þ la méthode, c'est la connaissance que l'intelligence prend de sa propre nature et des conditions de son exercice.
Regulae I : les sciences ne se distinguent pas par leur objet mais comme formes ou aspects divers de l'intelligence.
· La métaphysique Þ connaissance de Dieu et de soi-même (à Mersenne 15 avril 1630)
Dieu n'est pas un but mais un moyen de parvenir à une connaissance vraie (le fondement de la certitude est en Dieu).
Dieu est créateur des essences ¹ à l'Ecole
pas de participation créé/créateur : fin de l'analogie ?
® Dieu n'est plus modèle mais garant de notre entendement : plus de chemin de Dieu aux choses, mais des successions de certitudes fondée sur cette première.
Ordre des exposés métaphysiques (méditations, discours IV, principes Ier) :
1- doute sur l'existence des choses matérielles et sur la certitude mathématique
2- certitude du cogito
3- démonstration de l'existence de Dieu
4- garantie que cette existence apporte à nos opérations intellectuelles
5- certitudes sur l'essence de l'âme qui est la pensée
6- certitudes sur l'essence du corps qui est l'étendue
7- certitudes sur l'existence des choses immatérielles
le doute
ses 3 caractéristiques : radical, hyperbolique et méthodique
le cogito
- type exemplaire de certitude et fondement de toutes les autres
- prépare la distinction âme/corps
le morceau de cire
nous ne connaissons que par la seule inspection de l'esprit : non par les sens (les qualités sensibles changent) ni par l'imagination (ne peut saisir une infinité de figures)
Þ l'action de l'esprit n'est donc point définie par son objet ou limitée à lui :
Þ le corps n'est pas connu par la sensation
Þ l'entendement n'est pas determiné par son objet mais par son exigence interne de clareté.
L'idée
- est un simple mode de la pensée
- est tout ce qui est conçu immédiatement par l'esprit
solipsisme cartésien ?
- découverte de l'existence d'une différence de valeur entre les idées : exemple : les idées immuables (triangle) et les plus relatives (chaud et froid) : bascule de l'univers de la physique.
- innéisme cartésien : vocation de l'entendement à penser des idées sorties de son propre fond.
- objets de l'entendement pur : nombre, mouvement, étendue, etc…
- les essences sont saisies immédiatement ¹ Aristote
3 sortes d'idées :
1- les idées innées : en moi, non faites
2- les idées factices : en moi et trouvées par moi
3- les idées advertices : en moi mais trouvées par expérience
Le jugement n'est plus connaissance d'un rapport, mais l'acte de la volonté qui adhère.
chez St Thomas : les essences connues par l'intellect sont des images des essences réelles telles qu'elles sont en Dieu : participation à l'entendement par image, puis par vision (dans la vie eternelle)
Chez Descartes, les essences sont des créatures de Dieu.
Þ la connaissance des essences sont des points de départ, non des buts. Méthode vers l'avant, vers la connaissance des combinaisons, non vers l'arrière, leur origine transcendante
Þ la science ne va non de l'obscur au clair, mais du clair au clair
II) Seconde méditation : découverte du cogito, paragraphes 4&5
1) découverte du cogito : "sum existo" : première vérité métaphysique indubitable et certaine. Certitude pleinement objective : l'ego est transcendant, en tant que distinct du sujet empirique.
2) connaissance de l'âme comme pure intelligence (abstraction du corps et de l'imagination). Ce "qui suis, moi qui suis ?" est une certitude absolue mais provisoirement subjective.
3) renversement de la thèse scolastique : "rien n'est dans l'intellect qui ne fut d'abord dans les sens" ; c'est la découverte de la priorité de la connaissance de l'âme par rapport à celle du corps.
C'est la possibilité d'une connaissance de mon moi comme substance individuelle.
&3.
"…Qu'est ce donc qui peut être estimé véritable ? Peut-être rien d'autre sinon ce qu'il n'y a rien au monde de certain".
C'est déjà une certitude : celle qu'il y a rien de certain. Pourquoi continuer ?
On remarque ainsi que l'esprit n'est pas mis en doute.
&4.
1. l'esprit n'est pas remis en doute "…qui me met en l'esprit ces pensées"
2. Question des idées factices