RETOUR


Essai de lecture phénoménologique de l'amour


L'amour est une notion analogique : elle est corrélative à l'être (c'est en ce sens qu'elle est qualifiée de notion transcendantale).
Ainsi, de part le fait même qu'il y ait de l'être, c'est à dire quelque chose-là, on peut affirmer qu'il y a de l'amour.
Mais, selon le degré ontologique de cette chose-là, l'amour sera plus ou moins structuratif.

L'amour ne se résume donc pas à une manière d'être, ou à un phénomène extériorisateur d'un flux de vécu, mais bien plus à un principe structurant ontologiquement tout eidos au coeur même de son invariant intuitionné : c'est à dire à une pure forme éidétique ontologique et indeterminée puisque transcendantale.

En conséquence, tout travail sur l'amour s'ouvre sur un domaine indéterminé et qui ne pourra pas conscientiser l'amour comme existant en tant que simple phénomène. En effet, le moi pur est porté vers un être-là qui en lui-même est amour ; bien plus, cette structure ontologique de l'être-là en tant qu'aimable est tout aussi bien aimant et aimé. C'est donc un triple mouvement ontologique que créé l'amour entre la conscience pure intentionnalisé et un quelconque étant. L'amour exclu par conséquent toute unilatéralité. Et ce triple mouvement est purement interne au moi pur lorsqu'il s'agit d'un amour reflexif.

Mais qui de l'être ou de l'amour est principe de l'autre ? C'est maintenant tout le problème de la donation originaire de l'amour.